Camping sauvage à l'Altmann : l'interdiction existe, mais pas ici
Wildhaus a écrit une vraie interdiction de camper, avec le mot dedans, et l'a rattachée aux réserves naturelles et aux zones tampons. La parcelle sous ce sommet n'en porte aucune, sur un peu plus de trois kilomètres carrés. Le droit vous laisse donc tranquille ici, et la montagne non : l'Altmann est un sommet qu'on grimpe, pas un sommet où l'on dort. La bonne nouvelle, c'est que le terrain plat et licite est à trois cents mètres.
Qu'est-ce que ça veut dire?
Illégal Une règle précise l'interdit, souvent avec une amende, et elle est appliquée. Dors ailleurs.
Non autorisé Pas de vrai endroit pour camper ici. Un site fermé, une zone bâtie ou nulle part où s'allonger raisonnablement, même sans amende.
Ça dépend Tu peux dormir ici, mais une condition s'applique d'abord: demander au propriétaire, réserver une place, rester dans une zone définie ou bivouaquer sans tente. La fiche dit laquelle.
Toléré Aucune règle ne l'autorise ni ne l'interdit clairement, mais une seule nuit est acceptée en pratique et personne n'intervient. Courant pour les bivouacs en altitude au-dessus de la limite des arbres.
Légal Une nuit ici, c'est bon. Soit une règle l'autorise, soit nous avons vérifié toutes les lois sans rien trouver contre. Quand même: monter tard, partir tôt, aucune trace.
D'abord, quel Altmann
Demandez un Altmann à swisstopo et il vous en rend deux : celui-ci dans l'Alpstein, canton de Saint-Gall, commune de Wildhaus-Alt St. Johann, et un bien plus obscur au-dessus de Fieschertal en Valais, à quelque quatre-vingt-dix kilomètres au sud-ouest. Cet article traite de l'Altmann de l'Alpstein, à 2434,9 mètres, deuxième sommet du massif après le Säntis, parce que c'est celui qu'on vise. Si vous pensiez au valaisan, rien de ce qui suit ne s'y applique.1
La couche fédérale qui s'applique ici est l'IFP 1612 "Säntisgebiet", sous-secteur 2, "Innerer Alpstein". Il vaut la peine d'être précis sur son effet, car on la cite comme si c'était une interdiction. Un inventaire fédéral des paysages lie les autorités lorsqu'elles planifient, autorisent et construisent. Ce n'est pas une norme adressée à une personne avec une tente. Toutes les autres couches fédérales reviennent vides au point : pas de district franc, pas de haut-marais, de bas-marais ni de site marécageux, pas de zone alluviale, pas de prairie sèche, pas de site à batraciens, pas de réserve d'oiseaux, pas de zone de tranquillité, pas de parc.1
Encore un point sur l'endroit: la frontière cantonale traverse ce sommet. Saint-Gall tient le point d'environ deux mètres, plus près que ne résout un GPS de poche, et Appenzell Rhodes-Intérieures commence de l'autre côté. Juridiquement cela compte moins qu'il n'y paraît, car le point est en Saint-Gall et c'est donc le droit saint-gallois qui s'y applique. Pour ce qu'on vous dira là-haut, cela compte beaucoup. Rhodes-Intérieures a une position publiée sur l'Alpstein, Saint-Gall non: planter une tente exige l'accord du propriétaire, "das wilde Campieren ist nicht erlaubt", et un bivouac sous tente simple peut être toléré en accord avec le Senn qui exploite l'alpage. Le canton est le plus grand propriétaire foncier du massif: c'est donc un propriétaire qui parle, pas un office du tourisme.10 Ce n'est pas une loi pour autant. En juin 2025, ce même gouvernement a décidé de vouloir une interdiction de principe et a confié la rédaction à son Département de la justice, de la police et des affaires militaires, en précisant dans la même phrase que la base légale "ist momentan nicht vorhanden", qu'elle n'existe pas encore. Du côté de Rhodes-Intérieures, il y a donc une réponse claire du propriétaire et toujours aucune amende derrière.11
L'interdiction de camper existe, écrite pour deux zones que cette parcelle n'a pas
Wildhaus n'y va pas par quatre chemins. Son règlement de protection emploie les mots, deux fois.
"die Nutzung zu Erholungs- und Freizeitzwecken, wie Lager, Zelten, Campieren und das Anfachen von Feuer, ausser an bezeichneten Stellen"Règlement de la Schutzverordnung Wildhaus, art. 7 (réserves naturelles) et art. 8 (zones tampons).
L'art. 7 régit les réserves naturelles et place cette ligne dans une liste aux côtés des constructions, du régime des eaux, de la fumure, du pâturage, de la cueillette et du dérangement de la faune, et il interdit en plus de quitter les chemins balisés. L'art. 8 répète la même clause de camping pour les zones tampons et les autres secteurs écologiquement précieux. Celui qui a rédigé cela savait exactement comment interdire une tente, et l'a fait deux fois.3
Et puis aucune des deux zones n'est ici. L'extrait cadastral de la parcelle sous le sommet, EGRID CH858392773562, parcelle 1470W, couvre 3 200 179 mètres carrés et porte 56 restrictions. Aucune n'est une réserve naturelle ni une zone tampon. Cela vaut mieux qu'une distance à la plus proche : sur un peu plus de trois kilomètres carrés de cette montagne, la zone qui porte l'interdiction n'apparaît tout simplement pas.2
Un mot sur la vérification de ce constat négatif, car un manque d'apparence propre est ici l'erreur la plus facile. Les 56 restrictions se répartissent en 35 surfaces, 2 points et 19 lignes, ce qui les couvre toutes. Les 19 lignes sont le plan communal des routes et chemins, et une ligne ne peut contenir un point : rien n'a donc été silencieusement perdu en route.2
Ce que le point porte, ce sont quatre choses : la désignation de base pour le terrain hors de toute zone, une zone de protection de géotopes, une aire centrale d'habitat et le degré de sensibilité au bruit III. Les voisins les plus proches sont un sentier pédestre à 119 mètres, un autre géotope à 132 mètres et une zone de protection des eaux souterraines à 317.2
Ce que les deux zones au-dessus de vous interdisent vraiment
Les deux figurent dans le même règlement, quelques articles plus loin, et méritent d'être lues plutôt que supposées.
Art. 11, zones de protection de géotopes. Les mesures portant atteinte à l'existence des géotopes ou à leur évolution naturelle sont interdites, et l'article nomme ensuite ce qu'il vise : les Geländeeingriffe, interventions dans le terrain, et les mesures modifiant le régime des eaux. Agriculture, sylviculture, chasse et pêche restent garanties. C'est une règle sur le creusement et le drainage.4
Art. 14, aires centrales d'habitat. Celui-ci ouvre plus largement, et je veux être honnête là-dessus : les aires doivent être conservées "in ihrer Unberührtheit", dans leur état intact, et les activités supprimant ou altérant l'objet protégé ne sont pas admises. Suit la liste de ce que cela signifie en pratique, et chaque élément est de l'infrastructure : édification de constructions et d'installations, intensification de l'exploitation, construction ou élargissement de routes, installations de transport, extraction, remblais et décharges.4
Il n'y a donc ni clause de camping ni clause d'accès dans l'une ou l'autre. Une tente pour une nuit n'est pas une intervention dans le terrain ni une installation. Mais "Unberührtheit" est un mot fort à avoir au-dessus de la tête, et c'est pourquoi les règles ci-dessous parlent de traces et non de formulaires.
L'échelon cantonal n'ajoute rien. L'ordonnance saint-galloise sur la protection de la nature donne zéro occurrence de tente, camping, bivouac ou nuitée, avec des contrôles vivants ailleurs dans le même texte. Et là où la loi cantonale sur les constructions mentionne les tentes, c'est du zonage : les campings et places de tentes relèvent d'une zone de détente intensive, aux côtés des hôtels, restaurants et halles de sport.5
Un renvoi mort, pour qui irait vérifier
C'est un détail, mais il vous coûtera un après-midi si vous le suivez, alors le voici.
L'article pénal du règlement dit que les contraventions sont réprimées "gemäss Art. 24 ff. NHG und Art. 132 BauG". La moitié fédérale tient. La moitié cantonale pointe vers la Baugesetz, que Saint-Gall a remplacée par la loi sur la planification et les constructions du 5 juillet 2016. Ouvrez la loi en vigueur à l'article 132 et vous trouvez la coordination des procédures, qui n'a rien à voir avec des peines.6
La disposition vivante est l'art. 162. Une amende jusqu'à 30 000 francs pour quiconque, intentionnellement ou par négligence, contrevient notamment à des règlements de protection ou à des restrictions de droit public à la propriété édictés dans l'intérêt de la protection de la nature et du patrimoine. C'est le chiffre qui s'appliquerait réellement, et il vise les interdictions qui existent, lesquelles ici concernent le sol et les constructions plutôt que les tentes.6
On ne dort pas sur l'Altmann, parce qu'on le grimpe
C'est ici que la lecture juridique cesse d'être le sujet.
L'Altmann est un sommet d'escalade. Le deuxième de l'Alpstein, et même la voie ordinaire, depuis l'Altmannsattel, demande de l'escalade facile et l'absence de vertige plutôt que de la marche. L'arête est fait huit longueurs de degré III. On y monte encordé, le matin, et on redescend.8
Le modèle altimétrique indique 8,1 degrés au point sommital, et ce chiffre est un artefact. Une grille de 25 mètres ne voit pas un sommet aigu ; elle le lisse en une petite cellule plate. Le voisinage le trahit : dans les 100 mètres autour du point, la pente moyenne est de 50,1 degrés, et 8,1 est le minimum de ce rayon. Sur toute la boîte de 1,4 kilomètre, la valeur la plus raide atteint 70,8 degrés et seuls 74 des 3025 relevés passent sous 7, soit 2,4 pour cent.7
Le verdict pour le sommet est donc simple, et il n'a rien à voir avec Wildhaus. Il n'y a là-haut nulle part où s'allonger. C'est pour la même raison que le Hoher Kasten et le Niederhorn tombent comme ils tombent, les trois fois avec un règlement de protection qui n'était finalement pas l'obstacle.
Un point en faveur de l'Altmann tout de même : il est vraiment isolé. Le bâtiment enregistré le plus proche est à 599 mètres, les suivants à 614 et 786, avec 26 dans les 1500 mètres. Pas de téléphérique, pas de restaurant au sommet.9
Où la nuit fonctionne vraiment, à 304 mètres
Voilà la partie utile, et elle est inhabituellement nette pour un article de sommet.
L'emplacement : 1,5 degré à 2145,4 mètres, LV95 2 746 290 / 1 233 572. Soit 304 mètres du point sommital et 572 mètres du bâtiment enregistré le plus proche. Il se trouve dans la même zone de géotopes et la même aire centrale d'habitat que le sommet et, comme exposé plus haut, aucune des deux n'interdit le camping. Il n'y a sur cette parcelle ni réserve naturelle ni zone tampon avec lesquelles entrer en conflit. Nettement au-dessus de la limite des arbres : la recommandation du CAS pour une nuit unique et discrète s'applique donc pleinement.27
Pourquoi les règles ci-dessous portent sur les traces et non sur des permis. Vous dormiriez dans une aire que le règlement veut garder "intacte" et sur des géotopes protégés, où l'interdiction expresse vise les interventions dans le terrain. Donc : planter sur le rocher ou la grave plutôt que sur le gazon, ne rien déplacer, ne rien creuser, pas de rigole, pas de feu, et laisser le sol comme si vous n'étiez jamais venu. Ce n'est pas ici une formalité juridique, c'est exactement l'objet des deux articles applicables.4
Un candidat que je ne vous donne délibérément pas. Le modèle trouve un terrain comparable à 2165,8 mètres, à environ 451 mètres au nord-est, plus loin encore de tout bâtiment. Il tombe hors de la parcelle 1470W : l'extrait que j'ai tiré ne dit donc rien des zones qui le couvrent, et je ne vais pas deviner. Si vous voulez celui-là, tirez d'abord son propre extrait cadastral.2
Et le calendrier. Les zones de tranquillité du règlement sont fermées à l'accès dès qu'il y a de la neige, et c'est le genre de règle qui piège au printemps tardif ou au début de l'automne. Aucune ne couvre ce point, mais elles figurent dans le même plan et méritent un coup d'œil avant une sortie d'entre-saison.3
Règles générales pour le camping sauvage
Vous êtes au-dessus de la limite des arbres, dans une aire centrale d'habitat et sur des géotopes protégés, sans interdiction de camper en vue. Cette combinaison met tout le poids sur votre comportement plutôt que sur ce qui vous est permis.
- Pas de feu. Un feu ouvert n'a pas sa place en montagne. Un réchaud à gaz suffit.
- Monter tard, démonter tôt. Installe-toi vers le soir, repars tôt. Un bivouac est une nuit, pas un camp de base.
- Aucun déchet. Tout ce que tu montes, tu le redescends, restes organiques et papier toilette compris.
- Au moins 50 mètres de toute eau pour les gros besoins, pour ne pas souiller ce que boivent gens et bétail.
- Rester petit et silencieux. Petit groupe, pas d'enceinte, pas de drone, chiens en laisse, et la parole du personnel d'alpage fait foi.
Disclaimer
Cet article reflète mes recherches et mon appréciation en mon âme et conscience, état août 2026. Il s'appuie sur les sources publiquement accessibles et officielles liées ci-dessous. Il ne remplace pas un conseil juridique et n'est pas une déclaration contraignante sur la situation juridique actuelle.
La moitié juridique de cette appréciation est un constat négatif : aucun instrument couvrant cette parcelle n'interdit le camping, et c'est un résultat de balayage lu contre l'interdiction expresse du même règlement pour deux types de zones qui ne sont pas présents. Une commune ou un tribunal pourrait lire l'exigence de l'article 14 de conserver l'aire dans son état intact plus largement que moi. La moitié terrain repose sur le modèle altimétrique fédéral sur une grille de 25 mètres qui, comme le montre cet article, décrit la forme d'une montagne et non le rocher sur lequel vous vous coucheriez. Avant chaque course, vérifiez vous-même les sources actuelles et suivez la signalisation sur place. Un vrai bivouac d'urgence en détresse est une autre question qu'un camp planifié. Qui passe la nuit dehors porte lui-même la responsabilité de sa conduite et de ses conséquences. Hikebeast, Leon Helg et Saftladen GmbH déclinent toute responsabilité pour les décisions prises sur la base de ce texte et n'appellent personne à enfreindre le droit en vigueur.
Questions fréquentes
Le camping sauvage est-il autorisé à l'Altmann ?
Le sommet est dans l'IFP 1612. Cela n'interdit-il pas le camping ?
Qu'interdisent réellement les zones au-dessus du sommet ?
Combien coûterait une infraction ?
Où planter concrètement près de l'Altmann ?
Sources
- Géodonnées fédérales officielles, interrogées le 13 août 2026 au sommet principal de l'Altmann, LV95 2 746 340 / 1 233 872, WGS84 47,239548 N / 9,371547 E, 2434,9 m. La couche des communes renvoie Wildhaus, canton de Saint-Gall ; le cadastre nomme la commune fusionnée Wildhaus-Alt St. Johann. L'inventaire des paysages renvoie l'IFP 1612 "Säntisgebiet", sous-secteur 2 "Innerer Alpstein (AR, AI)", surface de l'objet 5765,8 ha, qui lie les autorités et non les particuliers. Les couches districts francs, hauts-marais, bas-marais, sites marécageux, zones alluviales, prairies sèches, batraciens, réserves d'oiseaux d'eau, zones de tranquillité et parcs renvoient toutes un résultat vide. Vérifié avec un contrôle positif à LV95 2 626 000 / 1 154 500, qui renvoie un district franc fédéral, et un contrôle à couche invalide, qui renvoie HTTP 400 plutôt qu'un ensemble vide. À noter également : swisstopo répertorie un second sommet principal Altmann, sans rapport, en Valais, à LV95 2 655 666 / 1 153 656. map.geo.admin.ch. ↩
- Cadastre des restrictions de droit public à la propriété foncière, canton de Saint-Gall, extrait obtenu avec géométrie le 13 août 2026 : EGRID CH858392773562, parcelle 1470W, Wildhaus-Alt St. Johann, 3 200 179 m², portant 56 restrictions. L'ensemble des géométries a été audité avant tout constat négatif et les couvre intégralement : 35 surfaces, 2 points et 19 lignes, ces dernières constituant le plan communal des routes et chemins. La requête point-dans-polygone au sommet en renvoie quatre : BauG übriges Gemeindegebiet Restfläche, Geotopschutzgebiet GeoS, Lebensraum Kerngebiet LR K et le degré de sensibilité au bruit III. Ni réserve naturelle ni zone tampon n'apparaît dans tout l'extrait, donc nulle part sur cette parcelle de 3,2 km². Voisins les plus proches : un sentier pédestre à 119 m, un autre géotope à 132 m, une zone de protection des eaux souterraines S3 à 317 m. L'emplacement publié à LV95 2 746 290 / 1 233 572 renvoie les mêmes quatre restrictions que le sommet ; un second candidat à LV95 2 746 715 / 1 234 122 se situe hors de cette parcelle et n'est donc pas couvert par cet extrait. oereb.geo.sg.ch. ↩
- Schutzverordnung de la commune de Wildhaus, règlement, consolidé avec mises à jour au 17 août 2015, 22 articles et six annexes, désigné par le cadastre comme l'acte en vigueur pour les catégories de protection en ce point. L'art. 7 (réserves naturelles) et l'art. 8 (zones tampons et autres secteurs écologiquement précieux) interdisent chacun "die Nutzung zu Erholungs- und Freizeitzwecken, wie Lager, Zelten, Campieren und das Anfachen von Feuer, ausser an bezeichneten Stellen" ; l'art. 7 interdit en outre de quitter les chemins balisés. L'art. 15 ferme les zones de tranquillité à l'accès dès qu'il y a de la neige. Aucune de ces zones ne couvre le point sommital. Règlement en PDF. ↩
- Le même règlement, les deux catégories qui couvrent effectivement le point. Art. 11, zones de protection de géotopes : les mesures portant atteinte à l'existence des géotopes ou à leur évolution naturelle sont interdites, "namentlich untersagt sind Geländeeingriffe sowie Massnahmen, die eine Veränderung des Wasserhaushaltes zur Folge haben", sous réserve de l'agriculture, de la sylviculture, de la chasse et de la pêche. Art. 14, aires centrales d'habitat : les aires doivent être conservées "in ihrer Unberührtheit" et les activités supprimant ou altérant l'objet protégé ne sont pas admises, les interdictions énumérées visant constructions et installations, intensification de l'exploitation, routes, installations de transport, extraction, remblais et décharges. Aucun de ces deux articles ne contient de clause de camping, de tente, de bivouac ou d'accès. Règlement en PDF. ↩
- Ordonnance sur la protection des plantes sauvages et des animaux vivant en liberté (Naturschutzverordnung), sGS 671.1, et la loi sur la planification et les constructions, sGS 731.1. Les recherches sur limites de mots dans l'ordonnance donnent zéro occurrence de "Zelt", "Campier", "Camping", "Biwak" et "Übernacht", contre des contrôles vivants de cinq pour "verboten" et un pour "Busse" dans le même texte. Dans la loi sur les constructions, les tentes n'apparaissent que comme installations : l'art. 17 range les "Camping- und Zeltplätze" dans la zone de détente intensive, aux côtés des hôtels, restaurants et halles de sport, et la liste des projets dispensés d'autorisation traite les constructions mobiles telles que les tentes comme dispensées pendant trois mois au plus par année civile. Recueil systématique SG. ↩
- La chaîne pénale, et un renvoi mort. L'art. 21 du règlement de Wildhaus renvoie les contraventions à "Art. 24 ff. NHG und Art. 132 BauG". La Baugesetz cantonale a depuis été remplacée par la loi sur la planification et les constructions du 5 juillet 2016 (sGS 731.1, dans sa teneur en vigueur dès le 1er juin 2026), dont l'art. 132 s'intitule Verfahrenskoordination et concerne la coordination des procédures d'autorisation. La disposition vivante est l'art. 162, une amende jusqu'à 30 000 francs pour quiconque, intentionnellement ou par négligence, "gegen Schutzverordnungen oder öffentlich-rechtliche Eigentumsbeschränkungen verstösst, die im Interesse des Natur- und Heimatschutzes erlassen oder verfügt wurden". Recueil systématique SG. ↩
- Analyse de terrain, 13 août 2026, à partir du modèle altimétrique fédéral sur une boîte de 1,4 km centrée sur le point sommital, échantillonnée tous les 25 m : 3249 points, 3025 relevés intérieurs exploitables. L'eau a été masquée par polygone et non par altitude, à l'aide de la couche fédérale du réseau hydrographique balayée sur toute la boîte ; deux polygones d'eau se trouvaient dans la boîte, aucun au point. Le modèle indique 8,1 degrés au point sommital, ce qui est un artefact de résolution : dans les 100 m autour du point, la pente moyenne est de 50,1 degrés et 8,1 en est le minimum, le sommet se lissant donc en une seule cellule plate sur une grille de 25 m. Valeur la plus raide de la boîte 70,8 degrés, moyenne 33,4 ; seuls 74 relevés sous 7 degrés, soit 2,4 pour cent. L'emplacement publié mesure 1,5 degré à 2145,4 m, LV95 2 746 290 / 1 233 572, à 304 m du sommet et 572 m du bâtiment enregistré le plus proche. ↩
- Caractère de la course, pour le contrôle qui décide de ce verdict. L'Altmann est le deuxième sommet de l'Alpstein et un sommet d'escalade classique : la voie ordinaire depuis l'Altmannsattel est courte mais exige une escalade facile d'environ le degré I et l'absence de vertige, tandis que l'arête est court sur environ huit longueurs de degré III dans un calcaire compact de l'Alpstein, et que les cheminées sud et Schaffhauser constituent des lignes d'escalade alternatives. Quoi que dise le recueil de lois, c'est un sommet que l'on atteint encordé et que l'on quitte le jour même. Portail des courses du CAS. ↩
- Bâtiments issus du registre fédéral des bâtiments et des logements, interrogé le 13 août 2026 : le bâtiment enregistré le plus proche se trouve à 599 m du point sommital, suivi de deux à 614 et 786 m, avec 26 dans les 1500 m. Contrairement à la plupart des sommets de l'Alpstein desservis par une remontée, il n'y a ici ni station supérieure ni restaurant, raison pour laquelle c'est le terrain et non le voisinage qui porte le verdict. ↩
- Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, Standeskommission, "Gäste im Alpstein für Natur und Landschaft sensibilisieren", communiqué du 3 juillet 2020, lu intégralement le 13 août 2026. Sur le camping: "Das Aufstellen von Zelten [ist] nur mit Zustimmung der Eigentümerschaft erlaubt", "Der Kanton als grösster Grundeigentümer im Alpstein möchte insbesondere im Seealpgebiet keine campingplatzähnlichen Zustände haben", "Das wilde Campieren ist nicht erlaubt", et "Hingegen kann das Biwakieren mit einfachen Zelten über Nacht in Absprache mit den örtlich zuständigen Sennen bis auf Weiteres toleriert werden". Une position cantonale adressée aux hôtes et fondée sur la propriété, pas une disposition pénale. ai.ch. ↩
- Canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, Standeskommission, "Kanton Appenzell I.Rh. stellt Weichen im Campingtourismus", décision du 18 juin 2025, lue intégralement le 13 août 2026. Sous le titre "Wildes Biwakieren soll untersagt werden", le gouvernement indique préférer "eine klare gesetzliche Regelung mit einem grundsätzlichen Verbot", que le bivouac ne devrait à l'avenir être autorisé qu'en accord avec les Sennen localement compétents et, point décisif aujourd'hui, que "die diesbezügliche gesetzliche Grundlage ist momentan nicht vorhanden und soll deshalb erarbeitet werden". La rédaction a été confiée au Justiz-, Polizei- und Militärdepartement, "was einige Zeit in Anspruch nehmen wird". Une intention, pas du droit en vigueur. ai.ch. ↩