État : 13 août 2026

Camping sauvage au Niederhorn : une réserve botanique, pas une interdiction de camper

Le cadastre place ici une réserve naturelle cantonale directement sous vos pieds, ce qui sonne comme la fin de la discussion. Ce n'en est pas une. Cette réserve a été créée en 1948 pour des fleurs, elle n'a jamais dit un mot sur les tentes, et personne d'autre ne le fait à Sigriswil. Ce qui règle vraiment le Niederhorn, c'est la montagne : trente-quatre degrés de pente au sommet et une auberge à quatre-vingt-quatorze mètres.

Qu'est-ce que ça veut dire?

Illégal Une règle précise l'interdit, souvent avec une amende, et elle est appliquée. Dors ailleurs.

Non autorisé Pas de vrai endroit pour camper ici. Un site fermé, une zone bâtie ou nulle part où s'allonger raisonnablement, même sans amende.

Ça dépend Tu peux dormir ici, mais une condition s'applique d'abord: demander au propriétaire, réserver une place, rester dans une zone définie ou bivouaquer sans tente. La fiche dit laquelle.

Toléré Aucune règle ne l'autorise ni ne l'interdit clairement, mais une seule nuit est acceptée en pratique et personne n'intervient. Courant pour les bivouacs en altitude au-dessus de la limite des arbres.

Légal Une nuit ici, c'est bon. Soit une règle l'autorise, soit nous avons vérifié toutes les lois sans rien trouver contre. Quand même: monter tard, partir tôt, aucune trace.

Ce que "camping sauvage" veut dire ici : une nuit. Une petite tente ou un sac de bivouac, montée le soir, repartie le matin. Pas un camp de base, pas un camping-car. La plupart des interdictions suisses visent le camping ; savoir si une seule nuit tombe aussi sous leur coup dépend de la formulation exacte, et c'est précisément ce que vérifie cet article. Toute la différence : camping sauvage contre bivouac.

D'abord la commune, parce que la boîte aux lettres ment

Le camping sauvage au Niederhorn commence par un détail administratif qui envoie la plupart des recherches dans le mauvais recueil de lois.

Chaque adresse postale sur cette montagne indique 3803 Beatenberg. Niederhorn 1, 1a, 3a, 3b, 4a, 4b, 5a, 5b, 6a et 10a, toutes Beatenberg. Vous cherchez donc les règles de Beatenberg, et vous avez cherché la mauvaise commune. La couche fédérale des limites communales, filtrée sur l'année courante, renvoie Sigriswil pour le sommet principal. La limite communale suit la crête elle-même, Beatenberg sur le flanc sud-ouest, Sigriswil par-dessus.1

Ce filtre compte plus qu'il n'y paraît. La couche des limites sert aussi les millésimes historiques : une requête non filtrée vous rend une pile de résultats remontant à 1850, et n'importe lequel peut l'emporter. Ici, ils disent tous Sigriswil, mais une commune fusionnée aurait répondu faux en silence.1

La parcelle est énorme. Le cadastre de Sigriswil renvoie l'EGRID CH234696353661, parcelle 187, de 2 144 485 mètres carrés. Deux kilomètres carrés d'alpage appartenant à la commune. Quarante-neuf restrictions de droit public y sont attachées : rien ici ne se règle en demandant si la parcelle porte une restriction. Elle en porte beaucoup. La seule question utile est de savoir lesquelles couvrent le point où vous vous coucheriez réellement.2

La réserve sous vos pieds a été écrite pour des fleurs

La requête point-dans-polygone au sommet renvoie cinq restrictions : une zone de planification pour résidences secondaires, la zone agricole de base, une zone de protection du paysage, un secteur de protection des eaux, et celle qui paraît décisive, la réserve naturelle cantonale "Niederhorn (NSG no 259)".2

Le cadastre nomme l'acte qui l'a créée, et c'est tout l'intérêt d'interroger le cadastre plutôt qu'un moteur de recherche : arrêté de protection RRB 1750 du 2 avril 1948, toujours indiqué en vigueur. Il fait deux pages, s'intitule Pflanzenschutzgebiet Niederhorn, et son interdiction opérante est la suivante.3

"In dem Schutzgebiet sind das Gewinnen von Pflanzen auf irgendwelche Weise (Blumenpflücken, Abbrechen von Zweigen, Ausgraben oder Ausreissen von Pflanzen usw.) und jeder andere Eingriff in die Pflanzenwelt ohne ausdrückliche Bewilligung der kantonalen Forstdirektion verboten."Arrêté de protection RRB 1750 du 2 avril 1948, chiffre III.

Lisez ce qui est réservé juste après, car cela dit à quoi visait l'arrêté : l'exploitation alpestre usuelle, la cueillette des baies, les mesures forestières et la construction de bâtiments de chemin de fer et de restauration. Un gouvernement qui ménage expressément l'autorisation de bâtir une auberge de montagne dans sa propre réserve n'écrit pas une interdiction d'accès. Il protège une flore.

Son tracé. L'arrêté dessine une bande de cent mètres de large de chaque côté de la ligne de crête du Güggisgrat, du sommet du Niederhorn au Burgfeldstand, fermée à chaque extrémité par un arc de cent mètres. La réserve est donc la course d'arête elle-même, environ 1,9 kilomètre. Dans la seule parcelle 187, le cadastre la dessine à 520 441 mètres carrés. Un détail d'époque à garder : l'arrêté désigne encore le sommet par sa cote de 1950,1 mètres sur la feuille 508 de 1948, là où le modèle de terrain actuel lit 1963,6.3

Une tente est-elle alors une "atteinte au monde végétal" ? Honnêtement : une tente d'une nuit qui laisse le gazon tel qu'elle l'a trouvé est à la limite de cette formule, et les exemples énumérés portent tous sur le fait d'emporter des plantes, pas de s'y coucher. Je ne vais pas vous dire que l'arrêté interdit le camping, car il ne le dit pas et il aurait manifestement pu le faire. Ce qu'il fait : il place le devoir de soin sur cette crête précise plus haut que d'ordinaire, et il a des dents. La loi bernoise sur la protection de la nature punit l'endommagement d'une réserve naturelle d'une amende de 100 à 50 000 francs, et l'arrêté de 1948 porte en plus sa propre peine allant jusqu'à 200 francs.35

L'arrêté fait encore une chose, que vous verrez sur le terrain : il oblige la compagnie du téléphérique à signaler la réserve à ses frais par des panneaux et à les entretenir. Si un panneau là-haut vous indique que vous êtes dans une zone protégée, c'est de cette obligation qu'il vient, et il est authentique.3

Le sommet répond à la question que le droit laisse ouverte

C'est ici que le tableau juridique cesse de compter.

La pente au point est de 33,9 degrés. Pas un emplacement, pas un bivouac, rien du tout. Sur une boîte de 1,4 kilomètre échantillonnée tous les 25 mètres, 41 des 3025 relevés exploitables passent sous 7 degrés, soit 1,4 pour cent. C'est une lame d'arête avec une remontée mécanique dessus.8

Et le terrain plat est pris. Les deux replats les plus plats au niveau de la crête, 2,5 degrés à 1934,1 mètres et 3,0 degrés à 1940,2 mètres, sont tous deux dans la réserve botanique. Élargissez le filtre au terrain situé hors de la réserve, hors de toute zone de tranquillité et à plus de 200 mètres de tout bâtiment, et le mieux que la montagne offre est 2,0 degrés à 1170,1 mètres. Soit 793 mètres sous le sommet, au fond de la vallée, nettement sous la limite des arbres, et une tout autre course.8

Puis il y a le voisinage. Le bâtiment enregistré le plus proche se trouve à 94 mètres du point sommital, les quatre suivants à 114, 159, 179 et 191 mètres. Dix dans les 600 mètres, quarante-six dans les 1500. Ce sont le Berghaus Niederhorn, la station supérieure du téléphérique et leurs dépendances. Quoi que dise le recueil de lois, planter ici revient à planter dans l'avant-cour d'une auberge, à la vue de la dernière cabine qui descend et de la première qui monte.9

C'est le même verdict, pour la même raison, qu'au Hoher Kasten : un arrêté de protection des plantes qui ne mentionne jamais le camping, un sommet avec un restaurant dessus, et une pente qui tranche l'affaire avant tout juriste.

À 257 mètres, il y a une vraie interdiction, et elle a une saison

Quittez la crête du côté du Justistal et vous entrez dans la zone de tranquillité de la faune "Justistal (no 1022, zone 1a)", dont la limite se situe à 257 mètres du point sommital. Celle-ci n'est pas vague, et contrairement à l'arrêté de 1948, elle prononce le mot.4

"Das freie Campieren ist vom 1. September bis zum 30. November verboten."WTSchV, BSG 922.63, annexe 2, objet 22 Justistal, zone 1a, catégorie F.

La même zone ajoute, en catégorie D, que du 1er septembre au 30 novembre le secteur ne peut être parcouru que sur les chemins balisés, et en catégorie E la tenue en laisse des chiens. La zone 1b, au fond de la vallée, ne porte ni l'une ni l'autre : elle n'a que l'interdiction de chasse et la laisse. La restriction est donc précise, saisonnière, et vise le versant plutôt que le fond.4

Un avertissement sur la lecture de ces zones dans une légende de carte. Les lettres de catégorie sont des cases par objet, pas des significations fixes. Cinq kilomètres à l'ouest, la zone du Hohgant porte aussi une catégorie F, et là elle se lit "Freies/wildes Campieren und Biwakieren sowie das Lärmen ... sind verboten", sans aucune saison. Même lettre, interdiction permanente. Si vous vous surprenez à supposer ce que signifie un F parce que vous en avez lu un le mois dernier : ouvrez la fiche d'objet.4

Ce que cela coûte. Les zones de tranquillité tirent leur force obligatoire de la loi cantonale sur la chasse et la protection de la faune, dont l'article 31 alinéa 1 lettre c punit le mépris des ordres contraignants de protection de la faune sauvage d'une amende allant jusqu'à 20 000 francs, tentative et complicité comprises. C'est un plafond pour les cas graves, pas un tarif pour une tente, mais c'est la norme dont vous répondriez.7

Plus loin sur la crête, le côté de Beatenberg se resserre à nouveau. Les zones communales Burgfeld (no 15.00) et Vorsems-Dälewald (no 13.00), toutes deux à environ 915 mètres, valent toute l'année et disposent que les activités de loisirs non liées aux chemins existants ne sont pas autorisées. Gemmenalp (no 14.00) fait de même deux kilomètres plus loin.4

Comment passer réellement une nuit ici

La version honnête : la crête du Niederhorn n'est pas un bivouac. C'est un belvédère desservi par un téléphérique avec une auberge dessus, et la bonne nouvelle est que l'auberge est la réponse et non l'obstacle.

Dormez au Berghaus. Il y a une auberge de montagne vers 1900 mètres avec des chambres et des places en dortoir, à environ quatre-vingt-dix mètres de l'endroit où vous pensiez planter. La réservation passe par la Niederhornbahn : +41 33 841 08 41, info@niederhorn.ch. Si votre raison de dormir ici est le lever de soleil sur le lac de Thoune, ou les bouquetins qui pâturent cette crête aux premières lueurs, vous obtenez exactement cela, et cela ne vous coûte rien juridiquement. Demandez les conditions du dortoir en appelant, les minimums de groupe y sont courants.9

Si vous voulez un vrai bivouac dans ce massif, montez plus haut et plus à l'est, et vérifiez la saison. La crête vers le Burgfeldstand vous maintient dans la réserve botanique sur toute sa longueur, et descendre du côté du Justistal vous place en zone 1a. Entre le 1er septembre et le 30 novembre, ce versant est simplement exclu, et vous devez y rester sur les chemins balisés.4

Si vous êtes sur la crête hors de cette fenêtre, vous êtes dans une réserve botanique et non sous une interdiction de camper, et les règles qui suivent portent sur les dégâts au sol plutôt que sur la paperasse. Ne pas creuser, pas de rigoles, ne pas déplacer de pierres, pas de feu, et préférer le rocher ou la grave au gazon à chaque fois.3

Et une remarque sur l'alternative évidente. Le règlement de construction de Sigriswil ne vous interdit pas la tente, mais il ne vous l'accorde pas non plus : il se tait, et ce sont alors les règles de base du code civil sur le passage et l'usage du fonds d'autrui qui prennent le relais. La parcelle 187 appartient à la commune de Sigriswil, et l'alpage est exploité. Qui veut la certitude plutôt que le silence s'adresse à la commune.6

Règles générales pour le camping sauvage

Si vous êtes là-haut de toute façon, voici les règles qui s'appliquent réellement à cette crête, dans l'ordre où elles vous concerneront.

  • Pas de feu. Un feu ouvert n'a pas sa place en montagne. Un réchaud à gaz suffit.
  • Monter tard, démonter tôt. Installe-toi vers le soir, repars tôt. Un bivouac est une nuit, pas un camp de base.
  • Aucun déchet. Tout ce que tu montes, tu le redescends, restes organiques et papier toilette compris.
  • Au moins 50 mètres de toute eau pour les gros besoins, pour ne pas souiller ce que boivent gens et bétail.
  • Rester petit et silencieux. Petit groupe, pas d'enceinte, pas de drone, chiens en laisse, et la parole du personnel d'alpage fait foi.

Disclaimer

Tout ce qui précède reflète la situation juridique telle que je l'ai trouvée en août 2026, à partir des sources officielles liées ci-dessous. Les ordonnances changent, les zones de tranquillité sont redessinées et les saisons prolongées. Vérifiez l'inscription cadastrale actuelle et la zone de tranquillité avant de partir. Il s'agit d'une appréciation journalistique, pas d'un conseil juridique, et d'aucun appel à enfreindre la loi.

La moitié juridique de cette appréciation est un constat négatif: rien de ce qui couvre ce point n'interdit le camping, et c'est un résultat de balayage lu contre un cadastre qui nomme les actes en vigueur. Une commune ou un tribunal pourrait lire la formule de l'arrêté de 1948 sur toute autre atteinte au monde végétal plus largement que moi. La moitié terrain repose sur le modèle altimétrique fédéral sur une grille de 25 mètres, qui décrit la forme d'une montagne et non la seule pierre plate que vous pourriez y trouver. Avant chaque course, vérifiez vous-même les sources actuelles et suivez la signalisation sur place. Un vrai bivouac d'urgence en détresse est une autre question qu'un camp planifié. Qui passe la nuit dehors porte lui-même la responsabilité de sa conduite et de ses conséquences. Hikebeast, Leon Helg et Saftladen GmbH déclinent toute responsabilité pour les décisions prises sur la base de ce texte et n'appellent personne à enfreindre le droit en vigueur.

Questions fréquentes

Le camping sauvage est-il autorisé au Niederhorn ?
Aucune norme au sommet ne l'interdit, mais ce n'est pas un endroit où camper. La réserve cantonale qui couvre la crête est un arrêté de protection des plantes de 1948 qui ne mentionne jamais les tentes, et le règlement de construction de Sigriswil ne contient aucune règle de camping. Ce qui l'exclut, c'est le terrain : 33,9 degrés de pente au point sommital, le bâtiment le plus proche à 94 mètres, et chaque replat au niveau de la crête dans la réserve.
Il y a une réserve naturelle au sommet. Cela ne règle-t-il pas la question ?
Pas comme on s'y attendrait. La réserve naturelle no 259 Niederhorn a été créée par l'arrêté du Conseil d'État RRB 1750 du 2 avril 1948 comme zone de protection des plantes. Sa seule interdiction vise la cueillette de plantes de quelque manière que ce soit et toute autre atteinte au monde végétal, et elle réserve expressément l'exploitation alpestre usuelle, la cueillette des baies, les mesures forestières et la construction de bâtiments de chemin de fer et de restauration. C'est une règle sur la flore, pas sur le sommeil.
Quand exactement le camping est-il interdit près du Niederhorn ?
Du 1er septembre au 30 novembre, du côté du Justistal. La zone de tranquillité de la faune du Justistal, zone 1a, dont la limite est à 257 mètres du sommet, y interdit le camping libre et impose alors de rester sur les chemins balisés. Hors de ces trois mois, cette interdiction précise ne s'applique pas, même si les zones de Beatenberg plus loin sur la crête limitent toute l'année les loisirs hors des chemins.
Combien cela me coûterait-il ?
Deux chaînes distinctes. Une infraction à la zone de tranquillité relève de la loi cantonale sur la chasse et la protection de la faune, article 31 alinéa 1 lettre c, avec une amende allant jusqu'à 20 000 francs pour le mépris d'ordres contraignants de protection de la faune sauvage. L'endommagement de la réserve naturelle relève de la loi cantonale sur la protection de la nature, article 57 alinéa 1 lettre a, avec une amende de 100 à 50 000 francs, et l'arrêté de 1948 porte sa propre peine allant jusqu'à 200 francs.
Où puis-je dormir légalement au Niederhorn ?
Au Berghaus Niederhorn, qui se trouve vers 1900 mètres avec des chambres et des places en dortoir, à environ quatre-vingt-dix mètres de la zone sommitale. La réservation passe par la Niederhornbahn au +41 33 841 08 41 ou info@niederhorn.ch. Pour un lever de soleil sur cette crête, vous obtenez la même vue sans aucune question ouverte.
Leon Helg

Leon Helg

Cinéaste et développeur suisse. Passe son temps libre dans les Alpes suisses et cartographie ses spots préférés pour Hikebeast. Poste sous @leon.helg sur Instagram et TikTok.

Sources

  1. Géodonnées fédérales officielles, interrogées le 13 août 2026 au sommet principal du Niederhorn, LV95 2 625 856 / 1 173 442, WGS84 46,711686 N / 7,776778 E, 1963,6 m. La couche des communes filtrée sur l'année courante renvoie Sigriswil, canton de Berne, alors que chaque adresse postale du sommet indique 3803 Beatenberg. Les couches IFP, districts francs fédéraux, hauts-marais, bas-marais, sites marécageux, zones alluviales, prairies sèches, sites de reproduction de batraciens, réserves d'oiseaux d'eau, parcs et zones de tranquillité de la faune renvoient toutes un résultat vide au point. Vérifié avec un contrôle positif à LV95 2 626 000 / 1 154 500, qui renvoie le district franc fédéral de Kiental, et un contrôle à couche invalide, qui renvoie HTTP 400 plutôt qu'un ensemble vide. map.geo.admin.ch.
  2. Cadastre des restrictions de droit public à la propriété foncière, canton de Berne, extrait obtenu avec géométrie le 13 août 2026 : EGRID CH234696353661, parcelle 187, Sigriswil, 2 144 485 m², portant 49 restrictions. L'ensemble des géométries a été audité avant de tirer le moindre constat négatif : 37 entrées portent une surface et 29 un point, dans le dialecte propre à Berne fait d'objets géométriques GeoJSON simples. La requête point-dans-polygone au sommet en renvoie cinq : zone de planification pour résidences secondaires, zone agricole LWZ, zone de protection du paysage, secteur de protection des eaux Au et réserve naturelle cantonale "Niederhorn (NSG-Nr. 259)". oereb2.apps.be.ch.
  3. Arrêté de protection RRB 1750 du 2 avril 1948, "Pflanzenschutzgebiet Niederhorn (Gemeinden Beatenberg und Sigriswil)", l'acte créant la réserve naturelle cantonale no 259 et toujours enregistré comme en vigueur. Le chiffre III porte la seule interdiction, citée intégralement ci-dessus ; la même phrase réserve l'exploitation alpestre usuelle, la cueillette des baies, les mesures forestières et l'érection de bâtiments de chemin de fer et de restauration. Le chiffre II définit le périmètre comme une bande de 100 m de large de chaque côté de la ligne de crête du Güggisgrat, du sommet du Niederhorn (cote 1950.1 sur la carte nationale de 1948, feuille 508) au Burgfeldstand (2063.4), fermée à chaque extrémité par un arc de 100 m ; dans la parcelle 187, le cadastre la dessine à 520 441 m². Le chiffre IV alinéa 2 oblige la compagnie du téléphérique à signaler le périmètre et à l'entretenir, et le chiffre IV alinéa 4 fixe une amende jusqu'à 200 francs. Arrêté en PDF.
  4. Ordonnance sur la protection de la faune sauvage (WTSchV), BSG 922.63, du 26 février 2003, en vigueur depuis le 1er mai 2003, annexe 2 dans sa teneur au 1er décembre 2024, objet 22 "Justistal". La zone 1a (versant) porte la catégorie A (la chasse est interdite), la catégorie D (le secteur ne peut être parcouru que sur les chemins balisés du 1er septembre au 30 novembre), la catégorie E (chiens en laisse) et la catégorie F, "Das freie Campieren ist vom 1. September bis zum 30. November verboten". La zone 1b au fond de la vallée ne porte que A et E. Distance du point sommital à la limite de la zone 1a : 257 m. Par contraste, l'objet 18 "Hohgant", à 4946 m, porte une catégorie F qui interdit le camping libre ou sauvage et le bivouac sans aucune saison, raison pour laquelle les lettres de catégorie doivent se lire objet par objet. Les zones communales Burgfeld (no 15.00) et Vorsems-Dälewald (no 13.00) sont à environ 915 m et valent toute l'année. Texte via BELEX 922.63, périmètres via la couche fédérale des zones de tranquillité.
  5. Loi sur la protection de la nature (NSchG), BSG 426.11, du 15 septembre 1992, en vigueur depuis le 1er janvier 1994. L'article 57 alinéa 1 lettre a punit l'endommagement ou la destruction d'une réserve naturelle ou d'un objet naturel d'une amende de 100 à 50 000 francs, la lettre b vise la contravention à une interdiction ou une mesure ordonnée en vertu des articles 31, 36 ou 41, et l'alinéa 2 permet jusqu'à 100 000 francs dans les cas graves. Les recherches sur limites de mots dans cette loi et dans l'ordonnance sur la protection de la nature (BSG 426.111) donnent zéro occurrence de tente, camping, bivouac, nuitée et coucher, avec des contrôles vivants ailleurs dans les deux textes. BELEX 426.11.
  6. Règlement de construction de la commune de Sigriswil, l'acte désigné par le cadastre comme en vigueur pour l'affectation de base et la zone de protection du paysage en ce point. Les recherches sur limites de mots donnent zéro occurrence de "Zelt", "Campier", "campieren", "Biwak", "Übernacht", "Nächtig" et "Wohnwagen", contre des contrôles de dix pour "untersagt", un pour "nicht gestattet" et quatre pour "Landschaftsschutz". Les trois occurrences de "Camping" relèvent du zonage d'installations : l'art. 222 dispose que les campings ne sont pas admis dans la zone de sport et de loisirs, plus le camping existant d'Endorf et une liste relative aux dangers naturels. L'art. 531 sur la zone de protection du paysage en énonce le but et déclare applicables les prescriptions de la zone agricole : il vise les constructions, pas les comportements. L'art. 701 alinéa 2 prévoit une amende jusqu'à 5000 francs pour les infractions à l'ordre de construction. Règlement en PDF.
  7. Loi sur la chasse et la protection de la faune sauvage (JWG), BSG 922.11, du 25 mars 2002, en vigueur depuis le 1er janvier 2003. L'article 31 alinéa 1 lettre c punit le mépris des ordres contraignants de protection de la faune sauvage d'une amende allant jusqu'à 20 000 francs lorsque aucune norme pénale fédérale ne s'applique, et l'alinéa 2 étend la punissabilité à la tentative et à la complicité. C'est la chaîne pénale derrière l'interdiction de camper du Justistal, que la WTSchV elle-même ne porte pas. BELEX 922.11.
  8. Analyse de terrain, 13 août 2026, à partir du modèle altimétrique fédéral sur une boîte de 1,4 km centrée sur le point sommital, échantillonnée tous les 25 m : 3249 points, 3025 relevés intérieurs exploitables. Pente au point 33,9 degrés ; seuls 41 relevés sous 7 degrés, soit 1,4 pour cent. L'eau a été masquée par polygone et non par l'altitude, à l'aide de la couche fédérale du réseau hydrographique balayée sur toute la boîte ; cinq polygones d'eau se trouvaient dans la boîte, aucun au point. Les deux replats les plus plats au niveau de la crête, 2,5 degrés à 1934,1 m et 3,0 degrés à 1940,2 m, tombent tous deux dans la réserve naturelle 259 : 411 des 3025 relevés le font, et 274 tombent dans la zone 1a du Justistal. Le terrain le plus plat hors de la réserve, hors de toute zone de tranquillité et à plus de 200 m d'un bâtiment mesure 2,0 degrés à 1170,1 m, 793 m sous le sommet.
  9. Bâtiments issus du registre fédéral des bâtiments et des logements, interrogé le 13 août 2026 : le bâtiment enregistré le plus proche se trouve à 94 m du point sommital, suivi de quatre à 114, 159, 179 et 191 m ; dix dans les 600 m et 46 dans les 1500 m. Sur le terrain, ce sont le Berghaus Niederhorn et la station supérieure du téléphérique, que l'arrêté de 1948 anticipait déjà en réservant l'autorisation de bâtiments de chemin de fer et de restauration. Les chambres et les places en dortoir du Berghaus se réservent auprès de Niederhornbahn AG, +41 33 841 08 41, info@niederhorn.ch ; confirmez les conditions actuelles du dortoir à la réservation, les minimums de groupe y sont usuels. niederhorn.ch.