Camping sauvage au lac d'Oeschinen, ce qui est vraiment autorisé
Au lac d'Oeschinen, le camping sauvage est interdit. Et contrairement à bien d'autres hotspots suisses, cette interdiction n'est pas une formule creuse sur une page touristique : elle repose sur deux bases juridiques réelles et passibles d'amende. Voici lesquelles, à combien s'élève vraiment l'amende, et où passer légalement une nuit dehors dans la région.
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Planter la tente, bivouaquer, bivouac d'urgence : ici, c'est la distinction qui décide
Au quotidien, on met « camping sauvage », « planter la tente » et « bivouaquer » dans le même sac. Au lac d'Oeschinen, il vaut la peine de regarder de près, car la commune de Kandersteg distingue ces choses dans son règlement, et c'est précisément cette distinction qui décide si tu es passible d'amende ou non.
Camper, c'est-à-dire avec une tente. Le règlement de police communal définit le « campement » comme toute forme de nuitée dans des tentes, caravanes, camping-cars, voitures ou hébergements semblables, et précise que le simple fait de monter une tente en relève déjà1. C'est le cas classique du « camping sauvage », et il est interdit dans toute la commune.
Bivouaquer, c'est-à-dire sans tente. Ce même règlement exclut expressément une chose :
« Ne tombe pas sous cette définition le fait de passer la nuit en plein air sans tente, dans un igloo ou dans une grotte de neige (bivouaquer). »Règlement de police communal de Kandersteg, art. 6 (définition du « campement »)
Un bivouac sans tente, donc seulement un sac de couchage et éventuellement un matelas ou un sac de bivouac, n'est selon le règlement pas un campement et n'est donc pas visé par l'interdiction de l'art. 7. C'est la seule véritable différence juridique entre les deux mots à cet endroit. Mais attention, et c'est la partie qu'on survole facilement : au bord du lac même, cette brèche n'aide en rien, parce que l'interdiction judiciaire des propriétaires (voir juste après) y inclut expressément le bivouac. L'exception pour le bivouac sans tente ne joue donc que bien au-dessus du lac, hors du périmètre d'interdiction.
Bivouac d'urgence, c'est-à-dire le cas grave. À distinguer encore, le vrai bivouac d'urgence (Notbiwak). Qui est surpris par un changement de temps soudain, une blessure, l'épuisement ou la tombée de la nuit et ne peut plus redescendre en sécurité se trouve en situation de détresse. Un bivouac non planifié dans une telle situation est couvert par l'état de nécessité licite, qui en droit pénal justifie un acte en soi interdit lorsqu'il écarte un danger immédiat et impossible à détourner autrement12. Mais c'est exactement cela : un cas grave, pas une option de planification. Qui arrive avec tout son matériel de camping et invoque ensuite « l'urgence » n'en relève pas et est traité comme n'importe quel autre camping sauvage. Le bivouac d'urgence n'est pas une faille, mais l'exception pour une vraie détresse en montagne.
Contrairement à la Saxer Lücke : ici, l'interdiction est réelle
En bien des endroits de Suisse, une page touristique affiche « camping sauvage non autorisé », et derrière, il n'y a aucune loi applicable, seulement le souhait de tenir les gens à distance. À la Saxer Lücke, dans l'Alpstein, c'est le cas : « non autorisé » n'y est pas la même chose que « interdit et passible d'amende ».
Au lac d'Oeschinen, c'est différent, et il faut le dire honnêtement. Ici, l'« interdit » est réel. Il ne figure pas sur une brochure, mais sur deux instruments juridiques concrets et applicables : un règlement communal adopté par le corps électoral et une interdiction des propriétaires ordonnée par un tribunal. Qui plante ici sa tente risque vraiment une amende. Examinons les deux l'un après l'autre.
Les deux interdictions réelles
1. L'interdiction de la tente vaut dans toute la commune
La commune de Kandersteg s'est dotée au 1.1.2021 d'un nouveau règlement de police communal (Gemeindepolizeireglement), adopté aux urnes. La phrase décisive est brève1 :
« Le campement en dehors des surfaces spécialement prévues et autorisées à cet effet n'est pas permis. »Règlement de police communal de Kandersteg, art. 7 al. 1 (en vigueur depuis le 1.1.2021)
Pourquoi cela englobe le lac d'Oeschinen, une définition plus haut le dit. Le règlement définit l'« espace public » volontairement large, à savoir l'ensemble du territoire communal librement accessible, expressément y compris « la forêt et le pâturage (art. 699 CC) » et « les eaux publiques »1. Le bassin du lac tombe ainsi pleinement dans le champ d'application. L'interdiction n'est pas spécifique au lac, elle vaut partout dans la commune, sauf sur les emplacements autorisés.
Le simple fait de monter une tente est donc déjà un « campement » (le bivouac sans tente ne l'est pas, voir plus haut). L'amende est réglée à l'art. 26 du règlement : jusqu'à CHF 5'000, dans les cas légers un avertissement suffit. L'ordonnance de police communale d'exécution fixe pour l'interdiction de camper un montant d'amende d'ordre ferme de CHF 200, auxquels s'ajoutent les frais de remise en état du lieu2.
2. L'interdiction de bivouac au bord du lac est une décision de justice
Durant l'été de camping 2020, plus de 50 tentes se dressaient par moments au bord du lac d'Oeschinen, avec les problèmes de déchets et de matières fécales correspondants. Les propriétaires autour du lac, la coopérative d'alpage Oeschinenholz et la société de remontées, ont alors obtenu une interdiction judiciaire. « Interdit par décision de justice » n'est pas un slogan publicitaire, mais le terme juridique pour une interdiction prononcée par un tribunal au sens de l'article 258 du Code de procédure civile (ZPO)3 :
« Quiconque dispose d'un droit réel sur un bien-fonds peut requérir du tribunal qu'il interdise toute atteinte à la possession et qu'il assortisse l'infraction d'une amende de 2000 francs au plus prononcée sur plainte. »Art. 258 al. 1 CPC (RS 272)
Une telle interdiction est prononcée par le tribunal, publiée sur des panneaux et vaut alors à l'égard de quiconque peut voir le panneau. La société exploitante la formule expressément ainsi sur oeschinensee.ch : « Planter une tente, bivouaquer et passer la nuit dans des hamacs ou similaires est interdit par décision de justice. »4 Contrairement au règlement communal, cette interdiction vise donc aussi le bivouac sans tente et referme ainsi, au bord du lac, exactement la brèche que le règlement laisse ouverte. L'existence de l'interdiction est attestée, au-delà de la page de l'exploitant, par la presse locale ; environ 40 oppositions ont été déposées contre la décision5.
Ce qui N'EST PAS la norme d'interdiction : IFP, UNESCO, district franc
Autour du lac d'Oeschinen, on aime citer de grandes étiquettes. Elles sont toutes exactes, seulement aucune d'elles n'est la raison pour laquelle tu reçois une amende. C'est important, car qui se fie au mauvais panneau finit par argumenter à côté.
- Inventaire IFP. Le lac se situe dans l'objet IFP 1507 « Hautes Alpes bernoises et région de l'Aletsch-Bietschhorn (partie nord) », vérifié sur la carte fédérale6. Mais l'IFP oblige les autorités à une conservation intacte (art. 6 LPN), ce n'est pas une norme qui sanctionne un campeur isolé d'une amende.
- Patrimoine mondial de l'UNESCO. Depuis l'extension de 2007, le lac d'Oeschinen se trouve dans le périmètre du patrimoine mondial « Alpes suisses Jungfrau-Aletsch »7. C'est un label international, mis en œuvre via le droit existant. Il ne connaît pas d'amende propre.
- Pas de district franc fédéral. Contrairement à une idée répandue, le lac ne se trouve pas dans un district franc fédéral. La carte fédérale n'affiche rien au lac ; le canton de Berne en compte exactement quatre, le plus proche étant « Kiental », derrière la crête du Hohtürli8. L'interdiction stricte de camper de l'ordonnance sur les districts francs ne joue donc justement pas ici.
- Pas de loi cantonale sur le camping sauvage. Le canton de Berne n'a pas de norme interdisant le camping sauvage de manière générale. La règle applicable est ici communale (le règlement) et de droit civil (l'interdiction judiciaire), pas cantonale.
- Art. 699 CC. Le souvent invoqué « l'accès aux forêts et pâturages est permis à chacun » vise le passage ainsi que la cueillette de baies et de champignons, pas la nuitée. Camper et bivouaquer n'en sont pas couverts, et l'article réserve expressément les « interdictions déterminées et limitées », ce qui est précisément le cas du règlement et de l'interdiction judiciaire9.
En complément, mais pas au bord du lac : dans le reste de la vallée de la Kander, il existe des zones de tranquillité pour la faune contraignantes (Gehrihorn, Kandersteg, Grosser Lohner), saisonnières, à peu près de décembre jusqu'au cœur de l'été, appliquées via le droit de la chasse avec des amendes jusqu'à CHF 20'00010. Elles se situent sur les versants au-dessus, pas au bord de l'eau, et sont surtout pertinentes en altitude. À vérifier avant une sortie sur map.geo.admin.ch.
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Bivouac contre camping et la limite de la forêt
La règle empirique bien connue, selon laquelle un bivouac isolé au-dessus de la limite de la forêt est le plus souvent toléré, vient de l'aide-mémoire du CAS. Ce n'est pas une norme juridique contraignante, mais une recommandation de pratique, et elle n'aide pas au lac d'Oeschinen pour deux raisons. Premièrement, le lac se situe à 1'578 mètres, nettement en dessous de la limite locale de la forêt, qui dans cette partie du nord de l'Oberland bernois passe vers 1'900 à 2'200 mètres. La condition géographique de la règle n'est donc même pas remplie. Deuxièmement, elle ne vaut de toute façon que « s'il n'existe pas de réglementations contraires »11, et ici il y en a deux. Une nuit isolée et tranquille dans un sac de couchage au bord du lac est ainsi tout autant visée par l'interdiction qu'une tente.
Amendes et application dans la réalité
Distingue le maximum légal de ce qui se passe réellement.
- Maximum légal : CHF 5'000 pour la tente (règlement communal art. 26) plus les frais de remise en état ; CHF 2'000 pour le bivouac au bord du lac (interdiction judiciaire, art. 258 CPC). Qui laisse des déchets ou des matières fécales risque en plus une amende selon la loi sur la protection de l'environnement, indépendamment du campement.
- En pratique : le tarif d'amende d'ordre ferme pour l'interdiction de camper est de CHF 200, et la première réaction n'est le plus souvent pas du tout une amende, mais le garde.
Et c'est justement ici que mérite une précision qu'on raconte souvent mal : les gardes du lac d'Oeschinen (les « rangers ») sont du personnel de la société exploitante. Ils informent, sensibilisent et prient les gens de remballer leur campement. Mais ils ne peuvent pas eux-mêmes infliger des amendes étatiques4. La voie de l'amende formelle passe par la commune ou la police cantonale, ou, pour l'interdiction judiciaire, par une plainte pénale des propriétaires. La stratégie sur place est délibérément souple : présence des gardes, grands conteneurs à déchets, vidéos de sensibilisation, et depuis mai 2025 un système de réservation en ligne pour la télécabine, afin de plafonner le nombre de visiteurs. Les exploitants font état de moins de déchets et de moins de camping sauvage.
J'y étais en été. La plateforme au bord du lac est bondée au cœur de l'été, et qui débarque en fin d'après-midi avec du matériel de camping sera très probablement abordé et prié de repartir. Un contrôle de nuit généralisé au bord du lac ne peut toutefois pas être attesté à partir des sources, je ne l'affirme donc pas non plus. Le repos s'applique dès 22 heures. Concrètement, cela veut dire : le plafond juridique est réel (CHF 5'000 ou CHF 2'000), le résultat probable est un renvoi ou une amende de 200 francs. Cet écart entre le maximum et la pratique n'est pas un « donc c'est quand même autorisé ».
Où dormir légalement dans la région
Qui veut voir le lac sous la plus belle lumière et passer tout de même une nuit dehors a des options légales claires. Le camping sauvage au bord du lac n'en fait pas partie.
Camping Rendez-vous, Kandersteg
Au fond de la vallée, à environ 1'200 mètres, ouvert toute l'année. C'est le seul emplacement de camping légal à portée du lac, donc une « surface spécialement prévue et autorisée à cet effet » au sens de l'art. 7 du règlement. À environ 15 à 20 minutes à pied de la télécabine, places aussi pour camping-cars et vans.
Hôtel de montagne et chalet au bord du lac
Directement au lac d'Oeschinen, il y a le Berghaus Oeschinensee et le Chalet Arva avec des chambres (réservation nécessaire, saison environ de mai à octobre). Dormir à l'intérieur, c'est se réveiller au bord du lac, sans aucune question de camping ni de bivouac.
Cabanes du CAS plus haut
Avec réservation via sac-cas.ch : cabane du Doldenhorn (1'915 m), cabane de Fründen (2'562 m) et cabane Blüemlisalp (2'840 m, par le Hohtürli) avec l'un des plus beaux levers de soleil de l'Oberland bernois. En été, souvent complètes des semaines à l'avance, vérifier auparavant l'état d'exploitation.
Plus haut, un bivouac (avec prudence)
C'est seulement ici que joue l'exception de bivouac évoquée plus haut : bien au-dessus du lac, au-dessus de la limite de la forêt, hors du périmètre d'interdiction au bord du lac, hors d'une zone de tranquillité pour la faune et de sa période de protection, à l'écart des pâturages d'alpage clôturés (ou avec l'accord du propriétaire), une seule nuit, sans tente et sans laisser de traces. Une tente reste là aussi interdite dans toute la commune, seul le bivouac sans tente est toléré.
Quel statut vaut à quel endroit en ce moment, et où se trouve le prochain lit ou le prochain emplacement légal, je le tiens à jour pour chaque spot. C'est exactement ce qui se trouve dans le Swiss Gems Guide pour les 141 spots.
Règles générales du camping sauvage
Ceci vaut partout où tu as réellement le droit de dormir dehors, donc pas au lac d'Oeschinen, mais bien au-dessus, hors des zones protégées. Ce n'est pas un texte de loi, mais une question de respect et de bon sens.
- Pas de feu. Le feu ouvert n'a rien à faire en montagne. Un réchaud à gaz suffit.
- Monter la tente tard, la démonter tôt. Installer seulement après le coucher du soleil, remballer avant le lever du soleil. Un bivouac, c'est une nuit, pas un emplacement.
- Ne rien laisser comme déchets. Tout ce que tu montes, tu le redescends. Sans reste, y compris les restes organiques et le papier toilette.
- Au moins 50 mètres de distance des cours d'eau pour les grands besoins, afin de ne pas souiller l'eau potable des humains et du bétail.
- Rester petit et discret. Petit groupe, pas d'enceinte, pas de drone, chiens en laisse.
La seule règle qui résume toutes les autres : quitter un endroit en meilleur état qu'on ne l'a trouvé est, en général, une attitude précieuse.
Clause de non-responsabilité
Cet article rend compte de mes recherches et de ma mise en perspective en toute bonne foi, état du 19 juin 2026. Il repose sur les sources publiques et officielles mises en lien ci-dessous ainsi que sur ma propre observation sur place. Il est établi au mieux de mes connaissances, mais ne remplace pas un conseil juridique et n'est pas une information contraignante sur la situation juridique en vigueur.
Les règlements communaux, les tarifs d'amende, les zones protégées et les interdictions judiciaires peuvent changer, et le périmètre exact d'une interdiction judiciaire ressort des panneaux et des actes sur place. Ce qui est décrit ici peut, au moment où tu le lis, être déjà dépassé. Avant chaque sortie, vérifie toi-même les sources actuelles, les communications de la commune de Kandersteg, la page de l'exploitant oeschinensee.ch et les couches des zones protégées sur map.geo.admin.ch. Qui passe la nuit dehors porte lui-même la responsabilité de son comportement et de ses conséquences éventuelles, y compris les amendes. Hikebeast, Leon Helg et la Saftladen GmbH déclinent toute responsabilité pour les décisions prises sur la base de ce texte et n'incitent personne à enfreindre le droit en vigueur.
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Questions fréquentes
Le camping sauvage est-il autorisé au lac d'Oeschinen ?
Le bivouac sans tente est-il autorisé au lac d'Oeschinen ?
À combien s'élève l'amende ?
Les gardes du lac d'Oeschinen peuvent-ils infliger des amendes ?
Le lac d'Oeschinen est-il dans un district franc ou dans une réserve naturelle ?
La règle de bivouac du CAS s'applique-t-elle au lac d'Oeschinen ?
Où dormir légalement dans la région de Kandersteg ?
Sources
- Règlement de police communal de la commune de Kandersteg, en vigueur depuis le 1.1.2021 (adopté lors de la votation aux urnes du 13.12.2020 par 294 voix contre 53) : art. 6 let. a (définition de l'« espace public » incl. la forêt, le pâturage selon l'art. 699 CC et les eaux publiques), art. 6 let. c (définition du « campement » avec la phrase littérale « Ne tombe pas sous cette définition le fait de passer la nuit en plein air sans tente, dans un igloo ou dans une grotte de neige (bivouaquer) »), art. 7 (interdiction de camper en dehors des surfaces autorisées), art. 26 (amende jusqu'à CHF 5'000), art. 28 (l'ancienne interdiction du règlement de camping, art. 6, a été abrogée à cette occasion). gemeindekandersteg.ch (PDF). ↩
- Ordonnance de police communale de la commune de Kandersteg : tarif d'amende d'ordre ferme de CHF 200 pour l'interdiction de camper selon l'art. 7 GPR. gemeindekandersteg.ch (PDF). ↩
- Code de procédure civile suisse (ZPO), RS 272, art. 258 (interdiction judiciaire, amende jusqu'à CHF 2'000 sur plainte). fedlex.admin.ch. Sur la nature juridique des interdictions judiciaires et sur l'art. 699 CC : Tribunal fédéral ATF 141 III 195. servat.unibe.ch. ↩
- Société exploitante du lac d'Oeschinen (télécabine Kandersteg-Oeschinensee), Outdoor Guidelines et page des rangers : « Planter une tente, bivouaquer et passer la nuit dans des hamacs ou similaires est interdit par décision de justice » ; les gardes informent et renvoient les gens ; système de réservation en ligne depuis mai 2025. oeschinensee.ch/outdoor-guidelines, oeschinensee.ch/ranger. ↩
- Frutigländer, couverture médiatique locale sur l'interdiction judiciaire de la coopérative d'alpage Oeschinenholz sur la parcelle 47 Oeschinensee (Tribunal régional de l'Oberland) et sur les quelque 40 oppositions. frutiglaender.ch. ↩
- Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (IFP), objet 1507 « Hautes Alpes bernoises et région de l'Aletsch-Bietschhorn (partie nord) » ; le lac d'Oeschinen se trouve dans le périmètre (vérifié sur map.geo.admin.ch, couche « IFP »). Effet via l'art. 6 LPN (obligation des autorités). bafu.admin.ch/bln, map.geo.admin.ch. ↩
- Patrimoine mondial de l'UNESCO « Alpes suisses Jungfrau-Aletsch » (objet 1037), avec l'extension de 2007 jusqu'au lac d'Oeschinen. whc.unesco.org. ↩
- Office fédéral de l'environnement OFEV, districts francs fédéraux (ODF, RS 922.31) : le lac d'Oeschinen ne se trouve dans aucun tel district (vérifié sur map.geo.admin.ch, la couche « Districts francs fédéraux » n'affiche rien au lac). bafu.admin.ch/districts-francs. ↩
- Code civil suisse (ZGB), RS 210, art. 699 (accès aux forêts et pâturages ; aucun droit à la nuitée ; réserve des interdictions déterminées et limitées). fedlex.admin.ch. ↩
- Canton de Berne, ordonnance sur la protection de la faune sauvage (WTSchV, RSB 922.63) : zones de tranquillité pour la faune contraignantes dans la vallée de la Kander (Gehrihorn, Kandersteg, Grosser Lohner), saisonnières. belex.sites.be.ch, carte sur wildruhezonen.ch. ↩
- Club Alpin Suisse CAS, aide-mémoire « Camper et bivouaquer dans les montagnes suisses » : une nuit isolée au-dessus de la limite de la forêt généralement tolérable, pour autant qu'il n'existe pas de réglementations contraires et de manière respectueuse, au moins 50 m de distance des cours d'eau. sac-cas.ch. ↩
- Code pénal suisse (StGB), RS 311.0, art. 17 (état de nécessité licite) : un acte punissable peut être justifié lorsqu'il écarte d'un tiers ou de soi-même un danger immédiat et impossible à détourner autrement. Base juridique permettant qu'un vrai bivouac d'urgence non planifié, dans une situation de détresse en montagne, reste impuni ; un bivouac planifié avec tout le matériel de camping n'en relève pas. Voir aussi l'aide-mémoire du CAS sur le bivouac d'urgence. fedlex.admin.ch. ↩