Camping sauvage au Col du Tsaté: la limite communale passe par le col, et les deux côtés interdisent le camping
Le Col du Tsaté est une brèche à vent à environ 2'868 mètres entre le val d'Hérens et le val d'Anniviers, et la limite entre deux communes traverse le replat de part en part. Evolène d'un côté et Anniviers de l'autre interdisent le camping sur tout leur territoire, il n'y a donc aucun côté de ce col où se poser.
Qu'est-ce que ça veut dire?
Illégal Une règle précise l'interdit, souvent avec une amende, et elle est appliquée. Dors ailleurs.
Non autorisé Pas de vrai endroit pour camper ici. Un site fermé, une zone bâtie ou nulle part où s'allonger raisonnablement, même sans amende.
Ça dépend Tu peux dormir ici, mais une condition s'applique d'abord: demander au propriétaire, réserver une place, rester dans une zone définie ou bivouaquer sans tente. La fiche dit laquelle.
Toléré Aucune règle ne l'autorise ni ne l'interdit clairement, mais une seule nuit est acceptée en pratique et personne n'intervient. Courant pour les bivouacs en altitude au-dessus de la limite des arbres.
Légal Une nuit ici, c'est bon. Soit une règle l'autorise, soit nous avons vérifié toutes les lois sans rien trouver contre. Quand même: monter tard, partir tôt, aucune trace.
Deux communes se rencontrent sur ce col, et les deux interdisent le camping
Le camping sauvage au Col du Tsaté se pose presque toujours comme une question de côté: de quel côté dormir. Le réflexe est juste en général et inutile ici, parce que les deux côtés sont interdits et que la limite ne passe pas là où on l'imagine.
Le col est à environ 2'868 mètres sur l'arête entre le val d'Hérens et le val d'Anniviers, WGS84 46.100349 / 7.559696, LV95 2'609'361 / 1'105'434. Vérifié contre la couche fédérale des limites communales filtrée sur l'année en cours, le point lui-même est sur Evolène, comme le replat de 100 à 300 mètres à l'ouest et le terrain 150 mètres au sud. Cent mètres à l'est, cinquante mètres au nord ou septante-cinq mètres au sud-est, on est sur Anniviers. La ligne passe par le col et non le long de l'arête au-dessus, et c'est pour cela que le vieux truc consistant à marcher cent mètres dans la commune voisine ne donne rien ici.1
Le Règlement communal de police d'Evolène a été adopté le 20 mars 2018, approuvé par l'Assemblée primaire le 13 juin 2018 et homologué par le Conseil d'Etat le 21 novembre 2018. Son art. 54 est intitulé "Camping, pique-nique et caravaning".
"Le camping, le caravaning et ce qui leur est assimilable sont interdits en dehors des emplacements autorisés expressément désignés comme tels par l'Autorité."Règlement communal de police de la Commune d'Evolène, art. 54 al. 2.
La portée de cette phrase est fixée deux pages plus tôt, et c'est tout le territoire communal. L'art. 4 al. 1 dispose que les dispositions du règlement sont applicables "sur l'ensemble du territoire de la Commune d'Evolène", et l'al. 2 ajoute que l'autorité communale peut intervenir sur le domaine privé dans le cadre de ses compétences. Il n'y a donc pas d'altitude à partir de laquelle le règlement s'arrête, ni de parcelle privée dans la commune qui lui échappe. Les infractions sont amendées selon l'art. 78 al. 1, dont la fourchette "ne peut être inférieur à 10 francs, ni supérieur à 10'000 francs", avec un plafond de CHF 1'000 pour les mineurs.2
Le Règlement de police d'Anniviers a été adopté par l'Assemblée primaire le 15 décembre 2014 et homologué le 26 août 2015. Son art. 58 en est l'image, avec un mot de plus.
"Le camping, le caravaning et ce qui leur est assimilable sont interdits sur le domaine public et privé en dehors des emplacements autorisés, expressément désignés comme tels par l'Autorité."Règlement de police de la Commune d'Anniviers, art. 58 al. 1.
"Sur le domaine public et privé" ferme la porte qui reste ouverte ailleurs en Suisse. Là où la règle est construite autour du oui du propriétaire, comme en Appenzell, demander au bon paysan est la voie légale. Ici la commune a interdit le comportement aussi sur le terrain du propriétaire, sa permission ne peut donc pas rendre ce que le règlement a retiré. L'art. 1 al. 2 donne au règlement tout le territoire communal, dans les mêmes termes qu'Evolène. L'art. 58 al. 2 ajoute une étape qu'Evolène n'a pas: après une sommation d'enlever la tente ou le véhicule dans les deux heures, la police peut le faire enlever aux frais du contrevenant. Le plafond de l'amende est à l'art. 78 al. 1, un montant qui "n'excédera pas Fr. 5'000.-".3
Une remarque honnête sur ces chiffres. Ce sont des fourchettes légales, pas des tarifs. Aucune des deux communes ne publie de tarif pour le camping sauvage, contrairement à Zermatt où un montant par tente est documenté. Il n'y a donc pas de montant usuel à te donner, et je n'en invente pas. Ces chiffres disent la taille du cadre, pas celle de la facture.23
Le Valais n'a pas d'interdiction cantonale, et c'est précisément pour cela que l'article communal décide
"Le Valais n'a pas de loi sur le camping" est exact, et c'est le fait le plus mal lu du camping sauvage suisse. Il est exact parce qu'il a été vérifié par énumération et non par absence de trouvaille. Huit actes cantonaux ont été lus intégralement dans le recueil cantonal et comptés terme à terme: la loi sur la police cantonale (550.1), la loi sur la protection de la nature, du paysage et des sites (451.1), la loi forestière (921.1), la loi sur la chasse (922.1), la loi sur les constructions (705.1), la loi sur le tourisme (935.1), la LHR (935.3) et l'ordonnance sur les constructions (705.100). Le mot bivouac y apparaît zéro fois, dans les huit.4
La seule disposition cantonale sur les tentes va dans l'autre sens que celui qu'on attend. L'art. 17 al. 2 let. a de l'ordonnance sur les constructions soumet à autorisation de construire "l'installation de caravanes, de tentes et autres en dehors d'une place de camping autorisée, si leur durée d'installation dépasse 3 semaines ou leur nombre est supérieur à 12". Une tente pour une nuit est très en dessous des deux seuils, aucune autorisation cantonale n'est donc engagée au Col du Tsaté. Lis la disposition pour ce qu'elle montre plutôt que pour ce qu'elle interdit: le canton règle l'ampleur et la durée, et laisse tout le reste à quelqu'un d'autre.4
Et le canton dit par écrit qui est ce quelqu'un d'autre. Le plan directeur cantonal, fiche B.3 "Camping", en vigueur et approuvée par la Confédération le 27 avril 2020, contient un mandat aux communes. La lettre k) de ce mandat prévoit que les communes "fixent les prescriptions relatives au camping sauvage dans leur règlement de police ou autre règlement communal". C'est la phrase que presque personne ne lit, et c'est pour cela qu'un article de police communal n'est pas ici une règle secondaire mais la norme sur le camping sauvage elle-même.5
La chaîne est donc complète, et elle est courte. Le canton renonce à régler une nuit isolée et charge les communes de le faire. Evolène l'a fait à l'art. 54 al. 2. Anniviers l'a fait à l'art. 58 al. 1. Le col est partagé exactement entre ces deux communes. Il n'y a pas de troisième niveau auquel s'adresser, ni de silence cantonal où s'abriter.5
Une tente est visée. Un sac de bivouac est un bord non tranché, pas une porte de sortie
Ce qui décide, dans les deux articles, ce sont les derniers mots avant le verbe: "et ce qui leur est assimilable". Cette clause est une extension expresse. Elle n'énumère pas le camping et le caravaning pour s'arrêter là, elle atteint tout ce qui leur est comparable. Une tente montée pour une nuit est comparable au camping selon toute lecture, et c'est pourquoi la question de la tente n'est serrée d'aucun côté de ce col.23
Il vaut la peine de voir à quoi ressemble la rédaction inverse. A Vals, aux Grisons, l'ordonnance de police communale interdit le camping sur tout le territoire puis ressort le bivouac de l'interdiction, en toutes lettres. C'est une commune qui décide qu'un bivouac n'est pas du camping. Evolène et Anniviers ont écrit la clause qui va dans l'autre sens. Même instrument, résultat opposé.
Et maintenant la partie que je ne peux pas trancher, dite franchement. Le mot bivouac ne figure nulle part dans les deux règlements, tous deux fouillés intégralement. La question de savoir si un bivouac entièrement sans tente, rien de monté, un sac de couchage sur l'herbe, tombe sous "ce qui leur est assimilable" n'a donc aucune réponse dans leur texte. La seule commune valaisanne qui définit le terme est Zermatt, dont le règlement de police 2022 décrit à l'art. 43 al. 1 le fait de camper comme le séjour "in Zelten, Wohnwagen oder ähnlichen mobilen und unbeweglichen Einrichtungen", en tentes, caravanes ou installations mobiles et immobiles semblables. Selon cette définition, une personne dans un sac de couchage sans rien de monté est vraisemblablement hors du concept. Mais la définition de Zermatt est celle de Zermatt, aucun tribunal ni aucune doctrine valaisanne n'a interprété "ce qui leur est assimilable", et ni Evolène ni Anniviers n'a dit ce que cela recouvre.
C'est un bord non tranché, et un bord non tranché n'est pas un plan. Dormir ici sans tente, c'est parier sur une lecture que personne n'a confirmée, face à une autorité qui a écrit une clause volontairement large. C'est publié ici parce que l'omettre serait malhonnête, pas parce que c'est une voie. La seule nuit dehors qu'aucune règle suisse n'amende, c'est un vrai bivouac d'urgence imposé par une blessure, la météo ou la nuit, et c'est autre chose qu'une montée du soir avec un sac de couchage.10
Pourquoi le consentement n'aide pas ici, et quoi faire à la place
Dans beaucoup d'endroits suisses, la réponse utile est un nom et un numéro de téléphone. Au Fälensee ou au Seealpsee, le oui du propriétaire est la voie légale, parce que la règle y est construite autour. Aucun de ces deux règlements ne connaît cette exception. L'art. 43 al. 3 de Zermatt montre à quoi elle ressemble, le camping occasionnel hors des places autorisées avec l'accord du propriétaire, et c'est exactement ce qu'Evolène et Anniviers n'ont pas écrit. Anniviers est allé plus loin et a étendu son interdiction au domaine privé de manière expresse.3
La seule clé que les deux règlements offrent est un emplacement désigné, et un seul organe peut la tourner. Les deux articles n'autorisent le camping qu'aux emplacements "expressément désignés comme tels par l'Autorité", et l'Autorité, c'est le Conseil municipal, pas un propriétaire, pas un alpagiste, pas un gardien de cabane. Aucune des deux communes n'a désigné d'emplacement près de ce col. Anniviers a publié son information sur le stationnement le 10 juillet 2025, et ce qu'elle désigne, ce sont des aires pour camping-cars et vans: Grimentz Bouesses 2, Zinal Montferrier Sud et Moiry. Aucun emplacement pour tente ou bivouac n'y figure, et rien au-dessus du fond de la vallée.6
Evolène, de son côté, exprime sa position de sa propre voix. Sur le site de la commune: "Le camping sauvage reste interdit sur le territoire de la Commune d'Evolène et nos visiteurs sont invités à rejoindre l'un de ces 3 points d'accueil - Evolène, Molignon ou Arolla." C'est une communication officielle de la commune dont le sujet est les campings de la vallée et les vans après les intempéries de juin 2024, pas les randonneurs au-dessus de la limite des arbres, et elle ne pèse rien sur la question tente contre bivouac. Elle vaut une ligne, et une seule: elle montre que la commune lit son propre art. 54 comme couvrant tout le territoire.7
La nuit qui fonctionne vraiment ici. D'abord la Cabane de Moiry CAS à 2'825 m, à environ trois kilomètres à l'est du col sur territoire d'Anniviers, 72 places dans l'ancien refuge plus huit chambres de quatre lits dans l'annexe, ouverte de mi-juin à fin septembre. C'est l'étape suivante habituelle de la Haute Route et de la Via Valais pour qui franchit le col vers l'est, donc pour la plupart des gens ici c'est déjà le plan et non un repli. Réservation sur booking.cabane-moiry.ch, et +41 27 475 45 34 pour une place de dernière minute à moins de 24 heures. Ensuite la Cabane des Becs de Bosson à 2'985 m sur la commune de Saint-Martin, à environ 7,85 km, quelque 62 places, +41 78 743 79 89 ou info@cabanedesbecs.ch. Enfin un camping autorisé dans la vallée: Camping d'Evolène, Camping de Molignon aux Haudères, partiellement rouvert par décision cantonale du 18 juin 2026, et une aire provisoire à Arolla près de l'Hôtel de la Tza.89
Pas de feu. C'est du terrain alpin nu à 2'868 mètres, sans rien qui doive brûler et sans bois à brûler, et le Valais publie des interdictions de feu à chaque période sèche de l'été. Un réchaud à gaz couvre tout ce dont tu as besoin là-haut.9
Ce que dit le terrain, et pourquoi le verdict est Illégal
Le terrain est la raison pour laquelle la question se pose. Le fond du replat qui part vers l'ouest est pratiquement plat sur environ 200 mètres, et ce terrain est sur Evolène. Le terrain de 25 à 75 mètres au sud-est est presque plat lui aussi, et il est sur Anniviers. Au nord et au nord-ouest la pente monte raide dans l'arête, au sud-ouest elle plonge. Il existe donc bien ici un emplacement confortable et évident, et c'est exactement pour cela que les gens le planifient, et les deux candidats sont dans une interdiction communale.1
Deux faits pratiques avant de romantiser l'endroit. Il n'y a pas d'eau au col: le Lac du Tsaté est à environ 850 mètres et quelque 370 mètres plus bas, côté Evolène, tout ce que tu bois est donc monté ou cherché au prix d'une vraie descente et d'une vraie remontée. Et à 2'868 mètres, c'est une brèche à vent sur une arête, ce à quoi sert un col. L'endroit est plus exposé que le terrain plat ne le laisse croire.1
Tout ce qui est au-dessus de la commune est revenu vide, et ce vide a été rendu solide. L'identification au point avec une tolérance nulle ne renvoie aucun district franc fédéral, aucune zone de tranquillité de la faune, aucun objet IFP, aucune zone alluviale, aucun haut-marais, aucun bas-marais, aucun site de reproduction de batraciens, aucune prairie sèche et aucun parc d'importance nationale. Chaque requête a tourné à côté d'une couche invalide servant de contrôle, qui renvoie une erreur HTTP 400, un résultat vide est donc une absence réelle et non une requête ratée. Aucune réserve de faune cantonale valaisanne n'est apparue non plus. Aux niveaux fédéral et cantonal, rien ne s'ajoute ici à l'interdiction, et rien ne lui retire quoi que ce soit.1
Sur l'application, l'énoncé honnête est un vide dans le dossier. Aucun contrôle documenté, aucune amende et aucun panneau propres à ce col n'ont été trouvés. Ce n'est pas la même chose qu'un endroit que personne ne surveille, et ce n'est certainement pas une permission: c'est simplement ce que le dossier contient, et le gonfler dans un sens ou dans l'autre serait malhonnête. Le verdict ne repose de toute façon pas sur l'application.
Il repose sur une norme nommée qui atteint exactement ce terrain, et deux fois. Evolène art. 54 al. 2 avec l'art. 4 al. 1 derrière, et Anniviers art. 58 al. 1 avec l'art. 1 al. 2 derrière, les deux avec une amende, les deux sur tout le territoire, et la limite entre elles qui passe par le replat. Il n'y a pas de côté, pas de consentement, pas d'emplacement désigné et pas de silence cantonal où s'abriter. C'est ce que veut dire Illégal sur notre échelle, et c'est ce qu'est ce col.23
Où tu peux dormir légalement
- Cabane de Moiry CAS, 2'825 m, commune d'Anniviers, à environ 2,97 km à vol d'oiseau du col. 72 places dans l'ancien refuge plus huit chambres de quatre lits dans l'annexe, ouverte de mi-juin à fin septembre. Réservation sur booking.cabane-moiry.ch, dernière minute à moins de 24 heures au +41 27 475 45 34. Pour qui franchit le col vers l'est sur la Haute Route ou la Via Valais, c'est de toute façon l'étape suivante8.
- Cabane des Becs de Bosson, 2'985 m, commune de Saint-Martin, à environ 7,85 km, quelque 62 places, +41 78 743 79 89, info@cabanedesbecs.ch. Plus loin, et la cible sensée si tu vas vers l'ouest plutôt que vers l'est8.
- Un camping autorisé du val d'Hérens: Camping d'Evolène, Camping de Molignon aux Haudères, partiellement rouvert par décision cantonale du 18 juin 2026, ou l'aire provisoire d'Arolla près de l'Hôtel de la Tza. Ce sont les "emplacements autorisés" que vise le règlement9.
- Pas le replat à l'ouest du col. Il est plat, il est évident, et il est sur Evolène, où l'art. 54 al. 2 interdit le camping sur tout le territoire communal.
- Pas non plus le terrain plat au sud-est. Il est sur Anniviers, où l'art. 58 al. 1 interdit la même chose sur le domaine public comme privé et où la police peut faire enlever une tente à tes frais après une sommation de deux heures.
Règles générales pour le camping sauvage
Cela vaut partout où tu as vraiment le droit de dormir, ce qui au Col du Tsaté signifie une place à la Cabane de Moiry ou dans un camping autorisé de la vallée, pas le replat. Ce n'est pas du texte de loi, c'est de la décence et du bon sens sur un terrain haut et nu qui voit beaucoup de passage en une courte saison.
- Pas de feu. Un feu ouvert n'a pas sa place en montagne. Un réchaud à gaz suffit.
- Monter tard, démonter tôt. Installe-toi vers le soir, repars tôt. Un bivouac est une nuit, pas un camp de base.
- Aucun déchet. Tout ce que tu montes, tu le redescends, restes organiques et papier toilette compris.
- Au moins 50 mètres de toute eau pour les gros besoins, pour ne pas souiller ce que boivent gens et bétail.
- Rester petit et silencieux. Petit groupe, pas d'enceinte, pas de drone, chiens en laisse, et la parole du personnel d'alpage fait foi.
Disclaimer
Cet article reflète ma recherche et mon appréciation au mieux de ma connaissance, état août 2026. Il se fonde sur les sources publiques et officielles liées ci-dessous. Il ne remplace pas un conseil juridique et n'est pas une déclaration contraignante sur la situation juridique actuelle.
Les règlements de police communaux et leur application peuvent changer, les interdictions de feu cantonales vont et viennent au fil de l'été, et les saisons de cabane, les prix et les ouvertures de camping sont mis à jour, les textes plus anciens sur cette région peuvent donc être dépassés. Le Camping de Molignon fonctionne en particulier sous une réouverture partielle. Avant chaque course, vérifie toi-même les sources actuelles et suis les indications sur place. Aucun tribunal valaisan n'a tranché si un bivouac entièrement sans tente tombe sous ces deux articles, et cet article ne prétend pas le contraire. Un vrai bivouac d'urgence en détresse est une autre question qu'un camp planifié. Qui passe la nuit dehors porte lui-même la responsabilité de son comportement et de ses conséquences. Hikebeast, Leon Helg et Saftladen GmbH déclinent toute responsabilité pour les décisions prises sur la base de ce texte et n'appellent personne à enfreindre le droit en vigueur.
Questions fréquentes
Le camping sauvage est-il autorisé au Col du Tsaté?
Passer de l'autre côté du col, ça aide?
La Pointe du Tsaté toute proche, c'est différent?
Et un bivouac sans tente?
Où puis-je dormir légalement près du Col du Tsaté?
Sources
- Géodonnées fédérales officielles au col, consultées en août 2026. WGS84 46.100349 / 7.559696, LV95 2'609'361 / 1'105'434, altitude du terrain 2867,6 m via le service d'altitude fédéral. La couche des limites communales (ch.swisstopo.swissboundaries3d-gemeinde-flaeche.fill), filtrée sur l'année en cours, renvoie Evolène au point, sur le replat de 100 à 300 m à l'ouest et sur le terrain 150 m au sud, et Anniviers 100 m à l'est, 50 m au nord et 75 m au sud-est: la limite communale passe donc par le col. L'identification au point avec une tolérance nulle ne renvoie aucun district franc fédéral, aucune zone de tranquillité de la faune, aucun objet IFP, aucune zone alluviale, aucun haut-marais, aucun bas-marais, aucun site de reproduction de batraciens, aucune prairie sèche et aucun parc d'importance nationale; chaque requête a été lancée avec une couche invalide de contrôle qui renvoie une erreur HTTP 400, les réponses vides sont donc de véritables absences et non des requêtes ratées. Aucune réserve de faune cantonale valaisanne n'est apparue au point. Terrain: le fond du replat est pratiquement plat sur environ 200 m à l'ouest du col et de 25 à 75 m au sud-est, monte raide au nord et au nord-ouest et plonge au sud-ouest; le Lac du Tsaté est à environ 850 m et quelque 370 m plus bas, côté Evolène. map.geo.admin.ch. ↩
- Règlement communal de police de la Commune d'Evolène, adopté le 20 mars 2018, approuvé par l'Assemblée primaire le 13 juin 2018 et homologué par le Conseil d'Etat le 21 novembre 2018, lu dans le PDF de la commune. Art. 4 al. 1: "Les dispositions du présent Règlement sont applicables sur l'ensemble du territoire de la Commune d'Evolène"; al. 2: "L'autorité communale peut intervenir sur le domaine privé dans le cadre de ses compétences." Art. 54 ("Camping, pique-nique et caravaning") al. 2: "Le camping, le caravaning et ce qui leur est assimilable sont interdits en dehors des emplacements autorisés expressément désignés comme tels par l'Autorité. Demeurent réservées les dispositions spécifiques de la Loi fédérale dur la circulation routière du 19 décembre 1958 et la Loi d'application de la législation fédérale sur la circulation routière du 30 septembre 1987." Art. 78 al. 1 fixe une amende dont le montant "ne peut être inférieur à 10 francs, ni supérieur à 10'000 francs", plafonnée à CHF 1'000 pour les mineurs. L'interdiction couvre donc tout le territoire communal, domaine privé compris, et le chiffre est une fourchette légale et non un tarif publié. commune-evolene.ch. ↩
- Règlement de police de la Commune d'Anniviers, adopté par l'Assemblée primaire le 15 décembre 2014 et homologué le 26 août 2015, lu dans le PDF de la commune. L'art. 1 al. 2 rend le règlement applicable "sur l'ensemble du territoire de la Commune d'Anniviers". Art. 58 al. 1: "Le camping, le caravaning et ce qui leur est assimilable sont interdits sur le domaine public et privé en dehors des emplacements autorisés, expressément désignés comme tels par l'Autorité. Demeurent réservées les dispositions de l'article 25 LALCR." L'art. 58 al. 2 prévoit qu'après une "sommation d'enlever la tente ou le véhicule dans les 2 heures", la police peut le faire enlever aux frais du contrevenant. L'art. 78 al. 1 fixe une amende "dont le montant n'excédera pas Fr. 5'000.-". L'extension expresse au domaine privé est la raison pour laquelle le consentement d'un propriétaire ne peut pas rendre ce que le règlement interdit, et aucune exception de consentement du type de l'art. 43 al. 3 de Zermatt ne figure nulle part dans ce règlement. anniviers.org. ↩
- Le canton du Valais ne connaît aucune interdiction de camping ou de bivouac d'application générale, établi par énumération et non par absence de trouvaille. Huit actes cantonaux ont été lus intégralement dans le recueil cantonal et comptés terme à terme: 550.1 loi sur la police cantonale, 451.1 sur la protection de la nature, du paysage et des sites, 921.1 forêts, 922.1 chasse, 705.1 constructions, 935.1 tourisme, 935.3 LHR, et 705.100 ordonnance sur les constructions. Le mot bivouac y apparaît zéro fois, dans les huit. La seule disposition sur les tentes est l'art. 17 al. 2 let. a de l'ordonnance sur les constructions (705.100), qui soumet à autorisation "l'installation de caravanes, de tentes et autres en dehors d'une place de camping autorisée, si leur durée d'installation dépasse 3 semaines ou leur nombre est supérieur à 12". Une tente pour une nuit est très en dessous des deux seuils, aucune autorisation cantonale n'est donc engagée; la disposition montre le canton réglant l'ampleur et la durée et laissant le reste aux communes. lex.vs.ch. ↩
- Plan directeur cantonal du Valais, fiche B.3 "Camping", en vigueur, approuvée par la Confédération le 27 avril 2020. Le mandat aux communes, lettre k), prévoit que les communes "fixent les prescriptions relatives au camping sauvage dans leur règlement de police ou autre règlement communal". C'est la délégation expresse qui fait d'un article de police communal la norme sur le camping sauvage en Valais, et la raison pour laquelle l'absence d'interdiction cantonale ne signifie pas qu'une nuit dehors est permise. vs.ch. ↩
- Aucun emplacement autorisé n'existe près de ce col, et seul le Conseil municipal peut en désigner un. Les deux articles communaux n'autorisent le camping qu'aux emplacements "expressément désignés comme tels par l'Autorité", soit le Conseil municipal et non un propriétaire ou un alpagiste. L'information sur le stationnement publiée par Anniviers le 10 juillet 2025 ne désigne que des aires pour camping-cars et vans, à Grimentz Bouesses 2, Zinal Montferrier Sud et Moiry; elle ne contient aucun emplacement pour tente ou bivouac, et rien au-dessus du fond de la vallée. anniviers.org. ↩
- La commune d'Evolène écrit sur son propre site: "Le camping sauvage reste interdit sur le territoire de la Commune d'Evolène et nos visiteurs sont invités à rejoindre l'un de ces 3 points d'accueil - Evolène, Molignon ou Arolla." C'est une communication officielle de la commune dont le sujet est les campings de la vallée et les vans après les intempéries de juin 2024, pas les randonneurs au-dessus de la limite des arbres. Elle est utilisée ici pour un seul point étroit, à savoir que la commune lit son propre art. 54 comme couvrant tout le territoire, et elle ne dit rien sur la question de la tente contre le bivouac sans tente. commune-evolene.ch. ↩
- Cabane de Moiry CAS, 2'825 m, commune d'Anniviers, à environ 2,97 km à vol d'oiseau du col: 72 places dans l'ancien refuge plus huit chambres de quatre lits dans l'annexe, ouverte de mi-juin à fin septembre, réservation en ligne, et +41 27 475 45 34 pour les places de dernière minute à moins de 24 heures. C'est l'étape suivante habituelle de la Haute Route et de la Via Valais pour qui franchit le col vers l'est, donc la nuit licite que la plupart des gens ici planifient déjà. booking.cabane-moiry.ch. ↩
- Les solutions plus éloignées. Cabane des Becs de Bosson, 2'985 m, commune de Saint-Martin, à environ 7,85 km du col, quelque 62 places, +41 78 743 79 89, info@cabanedesbecs.ch. Campings autorisés du val d'Hérens, soit les "emplacements autorisés" visés par l'art. 54 al. 2: Camping d'Evolène; Camping de Molignon aux Haudères, partiellement rouvert par décision cantonale du 18 juin 2026; et une aire provisoire à Arolla près de l'Hôtel de la Tza. Le Valais publie en outre des interdictions de feu à chaque période sèche de l'été, un réchaud à gaz plutôt qu'un feu est donc la règle là-haut de toute manière. commune-evolene.ch. ↩
- Club Alpin Suisse CAS, aide-mémoire "Campieren und Biwakieren in den Schweizer Bergen": une seule nuit passée avec égards au-dessus de la limite des arbres est en règle générale sans problème là où aucune règle ne dit le contraire, et un bivouac d'urgence est autorisé sur le principe. Les deux moitiés comptent à ce col. La seconde explique pourquoi un vrai bivouac d'urgence imposé par une blessure, la météo ou la nuit n'est jamais amendé ici. La première ne s'applique pas, parce que deux règlements communaux disent le contraire, et le standard du CAS est expressément une règle de repli pour les terrains sans prescription contraire. Recommandation et savoir-vivre, pas droit. sac-cas.ch. ↩